DO KRE I S / Miwa

la revue des cultures créoles

La revue DO-KRE-I-S constitue un espace de dialogue, d’échanges entre différents pays et régions créolophones du monde. Elle offre aux lecteurs la possibilité de découvrir et d’apprécier la diversité culturelle de ces communautés. Elle rassemble autant de créations littéraires et artistiques que de réflexions critiques sur les instruments de cohésion sociale comme l’art, la littérature et la langue. Le premier numéro, autour de la thématique VOYAGE, a été lancé en octobre 2017 lors de la première édition des Rencontres des cultures créoles.

Ce nouveau numéro, autour de la thématique MIROIR propose aux lecteurs des contributions denses et diversifiées. Il aborde le « Miroir » sur plusieurs angles articulés autour des rubriques intitulées « DO », « KRE », « I », et « S ». Ainsi, la partie « DO » concerne les auteurs qui s’inspirent, pour la plupart, du thème « Miroir » comme vecteur pour redécouvrir leur propre cheminement artistique, sa représentation mythologique, sa réflexivité entre peinture primitive et réalité quotidienne. Dans la série « KRE », l’aspect « Miroir » s’impose dans la création en tant qu’expression perceptive et poétique des réalités socio-culturelles des pays créolophones. « I » présente des personnalités et des lieux du monde artistique et littéraire des communautés créoles, tels que la chanteuses haïtienne Émeline Michel et le village de Kaw, un endroit mystérieux en Guyane dont l’histoire est peuplée de musiques et de tempérance. Enfin, la partie « S » invite les lecteurs à apprécier certains aspects didactiques et structurels du créole haïtien.
Voilà toute une série de discours qui reflètent, avec le miroir comme prisme, la constellation ardente des cultures. Il s’agit là de reconnaître une certaine similitude en l’autre, en même temps qu’une capacité à se construire à partir de sa sensibilité propre. Il revient alors de préciser notre manière de réinterpréter les valeurs culturelles sous une double face : authenticité/altérité. Il nous faut par-dessus nos différences, revendiquer la culture comme un legs-monde, faire un pied de nez à son appropriation privative et clamer, non sans une once d’ostentation, que le créole préfigure l’avenir-monde.